[Test] Skylar & Plux : un plateformer indé surprenant

Première production, sortie dans l’anonymat le plus total, du studio Right Nice Games, Skylar & Plux : Adventure on Clover Island est un hommage appuyé aux jeux de plateforme 3D tels que ceux de la série Jak and Daxter ou encore Ratchet & Clank. Cependant, faire un hommage à des jeux à succès ne signifie pas nécessairement que le résultat est bon. Sans en dire davantage, le premier projet de ce jeune studio est assez surprenant !

Découvert grâce à des vidéos YouTube, ce jeu de plateforme m’avait tapé dans l’œil à tel point que j’attendais sa sortie avec impatience. Malheureusement, et par manque de communication de la part des studios, je suis finalement passé à côté durant un long moment. C’est grâce aux soldes Steam que j’ai pu finalement me procurer ce Skylar & Plux qui m’intriguait tant.

Un studio qui se donne les moyens

Des environnements variés
Des environnements variés

Skylar & Plux, c’est un petit jeu indépendant qui n’a pas eu de financement participatif (Kickstarter ou autre) et pourtant, l’équipe de Right Nice Games réalise ici un jeu techniquement très réussi. Grâce à l’utilisation du moteur Unreal Engine 4, le jeu propose des environnements riches et variés qui sont assez agréables à l’œil. Si vous êtes des habitués du genre, les lieux que vous visiterez ne vous étonneront pas plus que cela car ils sont tout à fait banals : forêt, plage, usine, base ennemie. Vous l’aurez deviné, rien de très original de ce côté-là. Cependant, ce qui m’a surpris lors de mon aventure était le level design ingénieux tout au long du titre. Durant toute mon aventure, je me suis senti dépaysé par ces décors colorés en cel-shading et jamais, je ne me suis demandé où je devais me rendre pour progresser. Tout était intuitif.

Bien que le jeu soit techniquement réussi, j’ai remarqué que certaines animations n’étaient pas très belles, principalement celles de notre duo. Mais c’est bel et bien le seul problème technique qui m’a sauté aux yeux. En effet, je n’ai pas rencontré un seul bug tout le long de ma partie et l’optimisation, sur PC du moins, était très bonne.

Tous les jeux se doivent d’avoir une bonne jouabilité, mais encore plus ceux qui demandent des mouvements précis comme les jeux de plateforme, surtout ceux en 3D. Avoir un personnage avec de la latence ou encore des imprécisions lors des sauts ruine le gameplay d’un jeu comme Skylar & Plux. Heureusement, ce n’est pas le cas de ce dernier. Bien que la caméra ait quelques petits soucis de placement, réglable avec le joystick droit ou la souris, l’ensemble est très maniable et démontre ici le savoir-faire du studio.

Une ambiance sonore correcte

Les cinématiques sont très bonnes
Les cinématiques sont particulièrement réussies

Globalement, les musiques et bruitages de ce Skylar & Plux sont corrects et collent bien à l’ensemble, mais ils ne sont pas non plus mémorables. Autant le dire clairement, je ne serais pas capable de reconnaître la bande son du jeu si on me la faisait écouter. Les doubleurs ont fait un excellent travail, mais l’interprétation la plus marquante reste sans conteste celle de Plux qui ne cesse de répondre aux propos du méchant, CRT. Il rythme également la progression à travers diverses anecdotes le concernant ou concernant le lieu dans lequel nous nous trouvons. Plux me rappelle d’ailleurs le personnage de Daxter dans le premier Jak & Daxter et ce n’est pas plus mal. J’aurais cependant aimé avoir des interactions entre les deux protagonistes mais, malheureusement, Skylar semble être atteinte du même mutisme que Jak.

Une narration plutôt réussie

Le scénario du jeu n’est, au final, qu’un prétexte pour parcourir le monde qui nous entoure. Nous incarnons Skylar, une féline à la mémoire effacée, transformée en arme par le redoutable CRT. Alors qu’elle s’échappe du laboratoire, elle s’écrase sur une planète peuplée d’êtres étranges, les Lo’a. Elle va faire la connaisse de Plux, un oiseau qui attend le retour de son père. Ensemble, ils vont faire équipe pour contrecarrer les plans de CRT. Classique, n’est-ce pas ? On ressent beaucoup d’inspiration de Crash Bandicoot, mais également de jeux déjà cités tels que Jak & Daxter et Ratchet and Clank.

Même si le scénario ne brille pas d’originalité, les cinématiques réalisées en images fixe rajoutent une plus-value et proposent quelques choses de vraiment neuf et réussi. Dommage que le jeu soit en anglais et ne propose pas de traduction française.

Place au véritable problème

La classique usine du méchant
La classique usine du méchant

Le principal souci de Skylar & Plux est sa durée de vie beaucoup trop courte. J’ai mis à peine 3 heures à le finir à 100 % ! Autant le dire, j’aurais été déçu si j’avais payé ce jeu au prix plein, c’est-à-dire 15€. Mais si, comme moi, vous avez la chance de vous le procurer pour moins de 5€, alors fonce ! J‘aurais bien aimé que le jeu soit plus long tellement l’aventure me plaisait.

Plusieurs choses auraient pu rendre le jeu plus long. Tout d’abord, un système de défis tels que des contre-la-montre ou encore des mini-jeux afin rajouter ne serait-ce que quelques heures à l’aventure. Le jeu manque également de boss. En vérité, il n’y en a qu’un seul, CRT… Et le combat contre celui-ci n’est pas passionnant du tout. Il se conclu très rapidement/facilement. La présence d’un boss dans chacune des zones à explorer aurait davantage pimenté l’aventure. C’est également le cas des énigmes qui n’étaient pas très compliquées et assez peu présentes. On sent que le jeu vise principalement les jeunes joueurs et c’est bien dommage.

Test réalisé sur PC

Maxim

Fan de jeux vidéo depuis mon enfance, j'ai eu l'occasion de jouer à énormément de licences, des plus connues aux moins connues. J'aime également la musique, le cinéma, le dessin et la photographie.

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