[Test] Resident Evil HD Remaster

Est-ce que la série Resident Evil a perdu de sa superbe ? Il est temps pour le jeu qui a popularisé le terme ‘’survival horror’’ il y a de cela 19 ans, de répondre à cette question.

D’abord, oui, le jeu tient ses promesses (il s’agit de la remasterisation du remake sur Gamecube qui a été très bien noté). Dès le début du jeu, nous devons choisir entre deux membres des S.T.A.R.S : Chris Redfield et Jill Valentine. Votre choix déterminera certains éléments de l’histoire (linéaire ou non, les slots d’inventaire, la présence de plus d’ennemis ou non…).  Mais ce n’est pas tout, à peine le personnage choisi, voici qu’un tableau (hérité de la version PlayStation Director’s Cut) se présente à nous et nous propose différentes difficultés pour l’aventure. Le choix est assez simple, puisqu’il se résume à facile, moyen et difficile. 

C’est maintenant que le stress et l’adrénaline montent…

Un exemple de scénario culte

Resident Evil - Capture - 01
Le jeu de lumière

Je vais éviter, ici, de vous narrer le scénario de Resident Evil. En effet, en parler risquerait de dévoiler des ficelles scénaristiques et donc, de gâcher la surprise pour les nombreux joueurs n’ayant pas encore eu la chance d’explorer le manoir Spencer.

Néanmoins, je vais quand même vous donner le pitch d’introduction : « L’équipe Alpha de l’unité S.T.AR.S. est déployée dans la forêt de Racoon City afin de retrouver ses compatriotes de l’équipe Bravo, disparue la veille. Ils enquêtaient sur de nombreux meurtres sordides perpétués par un groupe de personnes dont on ne connait pas l’identité. L’équipe Alpha retrouve l’hélicoptère de l’équipe Bravo. Celui-ci est complètement vidé. Il ne reste à l’intérieur que le corps de Kevin, un membre de l’équipe. À peine cette découverte fut-elle connue que le groupe se fait attaquer par des créature. Joseph, l’un des membres de l’équipe Alpha, y laissera la vie. Leur pilote fuit, obligeant ainsi l’équipe Alpha à se retrancher dans un étrange manoir non loin de leur position… Que le spectacle macabre commence ! ».

C’est à partir de ce point précis que le jeu propose d’emblée deux scénarios différents.

Même si le pitch n’est pas transcendant, il est agréable de remarquer que Shinji Mikami, le créateur de la saga Resident Evil et de The Evil Within, n’y est pas allé de main morte concernant les rebondissements en tous genres, gardant ainsi le joueur en haleine et toujours sur ses gardes ! Malgré le fait que le scénario de Resident Evil commence à prendre un coup de vieux (passé 20 ans), il tient toujours la route… Et ce n’était pas sans compter les nouveaux éléments scénaristiques qui étaient présents dans le remake Gamecube (nouveaux personnages, nouvelles parcelles de jeu, etc.).

L’univers, toujours aussi macabre…

Resident Evil - Capture 02
MANGER !

C’est avec un grand plaisir qu’on retrouve les membres des S.T.A.R.S. ainsi que leurs ennemis qui ne sont autres que les zombies et autres créatures macabres, tout cela dans un environnement HD (1080p sur PS4, Xbox One et PC; 720p sur PS3 et Xbox 360). L’expérience de jeu est fixée à 30 FPS sur console tandis que sur PC, on peut monter à 60 FPS voire plus.

Il est désormais temps de parler du point qui fâche généralement sur chaque portage estampillé HD : les graphismes.

Le travail de Capcom est plutôt propre, le rendu du jeu est agréable et très bien lissé (encore heureux pour nos yeux) mais ce n’est pas tout, certains effets de lumière sont somptueux (les reflets des lampes sur notre personnage, la lumière de la pleine lune, etc.). Les équipes ont mis la barre très haut puisque ceux-ci ont retravaillé tous les modèles 3D. L’ensemble est vraiment impressionnant : les monstres sont réellement monstrueux, plus impressionnants, beaucoup plus vivants…

Malheureusement, deux petits points viennent tâcher le résultat. Le premier point vient du fait que les décors n’ont pas été aussi retravaillés que les modèles 3D et on sent, hélas, l’incrustation des personnages dans les décors (bien que cela puisse renforcer l’aspect nostalgique du titre). Le second concerne le fait que certaines cinématiques qui étaient pré-calculées sur le remake sont ici présentes sans réelles modifications esthétiques. Si le résultat passe encore sur un écran de 21 pouces, ce n’est malheureusement pas le cas sur un écran de 32 pouces ou plus. Je vous rassure, il n’y a que trois ou quatre vidéos pré-calculées durant la très longue aventure qui vous attend.

Vos enceintes cinéma vous remercieront

Resident Evil - Capture - 03
Chris au mieux de sa forme

Si le titre original proposait de nombreuses musiques ponctuant l’aventure, le remake, lui, apparaît comme étant beaucoup plus calme. La musique se fait plus discrète. Elle ne pointera le bout de son nez que dans les moments forts (jump scares, etc.) ou pour accompagner le joueur dans certaines salles. Lors de sa remasterisation, le titre a subi de légères améliorations du côté de sa bande-son.  Par exemple, la réverbération d’un coup de feu dans un couloir. Tout cela est accompagné par des bruits d’ambiance (corbeaux, feuillages, horloges, etc.) qui ne font que renforcer l’immersion.

Jouer et rejouer sont les maîtres mots

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Le manoir Spencer

La durée de vie est assez importante dans un jeu. Ici, on compte environs 8 heures par personnage lors de la première partie. De plus, le jeu propose une certaine rejouabilité, que ce soit pour débloquer tous les costumes ou pour récupérer des armes bonus qui ponctueront les parties suivantes. Mais ce n’est pas tout, une fois que nous terminons une première fois l’aventure, le mode Once Again est débloqué avec notamment la possibilité de jouer avec des ennemis invisibles. Bref, c’est un réel challenge qui s’offre à nous sur Resident Evil et ce n’est pas la somme (environs 20 euros sur le PlayStation Store) qui vous rebutera, compte tenu de la durée de vie moyenne du titre.

Quid des nouveautés ?

Le titre propose très peu de nouveautés, malheureusement. De base, les costumes BSAA (Resident Evil 5 et 6) sont disponibles pour habiller Chris et Jill. À côté de ceux-ci, de nouveaux costumes font leur apparition. De plus, une galerie pour afficher les cinématiques et certains documents découverts dans le jeu (présents dans les Wesker’s report) est consultable dès le début de l’aventure. 

Le jeu propose un affichage cinéma en 16/9 (sans déformation) en complémentarité de l’affichage traditionnel en 4/3. Ce n’est pas tout, car le jeu propose deux modes de déplacement : le mode classique (identique au jeu originel) et le mode moderne (beaucoup plus souple, mais pas vraiment convaincant sur certains plans de caméra).

À mon sens, c’est peu. On aurait aimé une partie multijoueur, comme sur le portage Nintendo DS, la présence d’angles de caméra tirés de la version Director’s Cut ou peut-être, en contenu supplémentaire, la possibilité de rejouer à la version de 1996 pour se rendre compte du travail accompli sur cette remasterisation.

Note : test réalisé sur la version PlayStation 3

WouJy

Fan de jeux vidéo depuis mon enfance, j'ai eu l'occasion de jouer à énormément de licences, des plus connues aux moins connues. J'aime également la musique, le cinéma, le dessin et la photographie.

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