[Test] DOOM : bienvenue en enfer !

DOOM, c’est un style de vie et une façon de penser, mais c’est avant tout un jeu de tir dont le premier volet est sorti en 1992. Ce jeu fut un tel bouleversement pour l’industrie du jeu vidéo que les jeux de tir ont longtemps été appelés des DOOM-Like.

Après un troisième volet qui en a laissé plus d’un perplexe, Id Software, qui appartient désormais à Bethesda, réitère et offre à tous ses fans un quatrième opus à la série DOOM. Simple shooter décérébré ou véritable petit bijou ?

Quand les portes de l’enfer s’ouvriront…

Une journée normale sur Mars
Une journée normale sur Mars

Après deux premiers titres explosifs et un troisième plus orienté survival horror, ce DOOM 4 était très attendu, surtout pour sa campagne solo qui se devait de marquer les esprits. Ne passons pas par quatre-chemins : elle est très bonne et rappelle bien des souvenirs aux fans des jeux de tir des années 90.

Le jeu d’Id Software est à la pointe de la technologie. Grâce à l’utilisation de l’Id Tech, le jeu est beau et tourne très bien, que ce soit  sur console ou sur PC. L’immersion est à son paroxysme et c’est avec un réel sentiment de satisfaction que l’on élimine les vagues de démons qui se présentent à nous.

Les équipes d’Id Software sont également connues pour leurs gameplay peaufinés. Ce DOOM 4 ne déroge pas à cette règle. Extrêmement bourrin et très simple d’accès, ce nouveau volet se laisse très facilement prendre en mains, aussi bien pour les habitués du genre que pour les néophytes. Accessibilité ne rime cependant pas avec facilité, car le jeu devient plus difficile au fur à mesure de notre progression afin que chaque joueur puisse bénéficier d’un challenge adéquat.

Ne parlons pas de l’histoire de ce DOOM qui tient sur un post-it.

… laissez s’exprimer votre colère

Le mythique Cyberdemon
Le mythique Cyberdemon

À vous donc d’exterminer vos ennemis avec des armes telles que la mitrailleuse lourde, le lance-roquette ou encore le fusil à plasma. Attention car toutes vos armes ne sont pas efficaces pour l’ensemble des ennemis que vous rencontrerez durant votre aventure.

Première nouveauté de ce nouveau volet : il est désormais possible d’améliorer nos armes. Ainsi, vous pourrez, par exemple, utiliser différents modes de tir, des munitions explosives ou des lunettes de visée. Vos combats seront tous plus variés les uns que les autres et vous vivrez des affrontements différents à chaque rencontre.

La seconde et véritable nouveauté est le système de « Glory Kills ». Il s’agit de coups de grâce extrêmement violents et gores exécutables sur presque tous vos ennemis. En plus d’être défoulant, ce mouvement apporte des bonus de munitions, de santé et/ou d’armure qui peuvent vous aider en cas de difficulté. Et oui, la vie du DOOM Slayer, le personnage que vous incarnez, ne remonte pas d’elle-même comme dans les autres jeux de tir. Toutes ces mécaniques de jeu font de DOOM un digne héritier des anciens jeux de tir.

Let’s rock

Que serait un bon jeu sans sa bande-son qui va avec ? Les compositions de Mick Gordon mixent ici des sonorités de métal et de hard rock enfiévrés. Malgré la qualité indéniable de cette bande sonore, elle tourne malheureusement en boucle après plusieurs heures. Mis à part le thème principal de la série, le jeu n’a pas de musique mémorable qui surpasse celles des anciens volets.

Du contenu à en perdre la tête

Une campagne longue et intéressante
Une campagne longue et captivante

S’il y a un point qui divise très souvent les fans de jeux vidéo récents, c’est la durée de vie du jeu, et plus précisément celle des campagnes solo. Le mode « un joueur » de DOOM vous donne accès à une campagne d’une durée moyenne de 10 à 15 heures, selon le niveau de difficulté. Une telle durée peut faire peur et interroger le joueur concernant l’intérêt de celle-ci. Je vous rassure, elle est riche en contenu et diversifiée.

À côté de ce mode solo, on retrouve SnapMap, un mode qui permet aux joueurs de créer des cartes, des modes de jeux et divers contenus en utilisant le moteur du jeu et les différents éléments qui composent le mode multijoueur et la campagne solo. À l’heure actuelle, SnapMap regroupe des milliers de cartes et de contenu. De quoi vous permettre de jouer pendant très longtemps.

Le jeu contient également un mode multijoueurs inspiré de Quake 3 Arena et de Quake 4, bien connu des anciens jeux d’Id Software. Loin d’être mauvais, ce multi vous offrira de très nombreuses heures de jeu à travers 8 modes, soit un total de plus ou moins 12 cartes.

Un point sur la version Nintendo Switch

Techniquement inférieure à celle sur PlayStation 4 et Xbox One, la version Nintendo Switch tourne en 720p en mode portable et en 900p sur télévision, à l’inverse des deux autres qui affichent du 1080p. Cette version Switch est également plus pauvre visuellement et tourne à un taux de rafraîchissement de 30ips. Le mode SnapMap manque également à l’appel. Malgré cela, le jeu contient l’ensemble des extensions multijoueur sorties à ce jour, ce qui pourrait être une bonne alternative pour ceux qui apprécient le mode portable.

Un jeu époustouflant !
Un jeu époustouflant !

 

Test réalisé sur PlayStation 4

WouJy

Fan de jeux vidéo depuis mon enfance, j’ai eu l’occasion de jouer à énormément de licences, des plus connues aux moins connues. J’aime également la musique, le cinéma, le dessin et la photographie.

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