La fille qui jouait avec le feu

[Chronique] La fille qui jouait avec le feu de Sif Sigmarsdóttir

La fille qui jouait avec le feu

Sif Sigmarsdóttir – Éditions Casterman (2020) –  432 pages – Thriller

16,95€ sur Amazon

Hannah quitte Londres contre son gré et débarque en Islande, certaine qu’elle va y mourir d’ennui. Elle doit effectuer un stage à Reykjavik dans le journal où travaille son père, qu’elle connaît à peine ? Imogen, en voyage dans la capitale islandaise, a la vie rêvée d’une influenceuse célèbre. Mais derrière le glamour de ses posts se dissimule un sombre secret. Un fantôme du passé, qu’elle a surnommé Le Monstre, resurgit dans son existence. Quand la police retrouve le corps du Monstre dans la neige, la vie des deux jeunes filles entre en collision. Tout accuse Imogen, de façon si évidente qu’Hannah se met à douter de sa culpabilité. Ça tombe bien, elle travaille dans un journal, l’endroit idéal pour mener une enquête non officielle.

Mon avis

J’ai commencé La fille qui jouait avec le feu quelques jours après l’avoir reçu, et je l’ai quasiment terminé d’une traite tellement l’histoire m’a happée. Pourtant, une chose est sûre, les thrillers ne sont pas mon genre de prédilection (j’en lire très rarement, voire presque jamais). Mais celui-ci m’a beaucoup plu, et je vais vous expliquer pourquoi.

Pour moi, l’un des avantages du récit de Sif Sigmarsdóttir réside dans le fait que les personnages qu’elle dépeint ne sont pas exempts de défauts. Si j’ai eu du mal à apprécier Imogen au début du roman (elle représente le parfait stéréotype de la « star des réseaux sociaux »), une fois qu’on la découvre vraiment, on commence à l’apprécier et s’attacher à elle. Et c’est la même chose pour Hannah qui évolue beaucoup au fil des pages. L’histoire est racontée selon le point de vue de ces deux héroïnes, et chaque chapitre commence par un post Instagram.

C’est la première fois que je lis un livre qui se déroule en Islande, et c’est terriblement dépaysant (dans le bon sens du terme). L’auteure réussit parfaitement bien à nous immerger dans l’ambiance glaciale de ce pays nordique avec des paysages bien décrits et une atmosphère particulièrement pesante propre aux thrillers scandinaves. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié la plume de Sif Sigmarsdóttir que j’ai trouvée légère et agréable à lire.

En conclusion, La fille qui jouait avec le feu est un thriller youg-adult bien plus complexe que ce que le résumé éditorial ne laisse présager. J’avoue avoir eu quelques réticences avant de me lancer dedans, car je n’avais pas l’impression que cette histoire allait me plaire. Au final, je me suis totalement trompée car malgré un rythme assez lent dans les premiers chapitres, l’action arrive plutôt vite et une fois que j’étais plongée dedans, je n’avais plus envie m’arrêter. Je n’avais plus qu’une seule obsession : connaître le dénouement final. Et quel cliffhanger ! J’espère que la suite (s’il y en a une) ne tardera pas à être traduite, car je ne peux vraiment pas rester sur cette fin, sur cette dernière phrase…

Attention : je tiens à préciser que ce roman aborde des thématiques très lourdes comme le deuil, les maladies mentales, les violences sexuelles, le harcèlement etc. Elles sont centrales à l’intrigue, et peuvent être difficiles à lire, surtout pour les personnes concernées. Je pense qu’il aurait été préférable que la maison d’édition prévienne ses lecteurs face à de tels contenus.

Littérature - 4 sur 5

« J’ai adoré »

Merci aux éditions Casterman de m’avoir permis de découvrir ce roman.

Un avant-goût

Pourquoi le succès des autres peut-il ainsi rabaisser votre existence ? A croire que notre talent ou notre valeur n’ont de sens qu’à coté de la nullité d’autrui.

La fille qui jouait avec le feu, de Sif Sigmarsdóttir

Je suis passionnée de lecture, jeux vidéo, cinéma et séries TV. Je m'intéresse depuis peu à tout ce qui touche à la papeterie et à la vidéo. J'aime découvrir de nouvelles choses !

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