[Chronique] La course au bonheur de Maggie Lehrman

Maggie Lehrman – Casterman (2018) – 426 pages – Jeunesse

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Jusqu’où iriez-vous pour être heureux ?

Kay : En changeant les traits de mon visage, je croyais que je serais plus entourée, mieux aimée mais il n’en a rien été.

Win : C’est surtout la nuit. Ou plus précisément quand le soir tombe, quand j’embrasse Ari que pourtant j’aime tant. Quelque chose me fait si mal que je suffoque.

Ari : J’ai voulu t’oublier, Win, j’ai voulu oublier l’amour même. Et j’ai payé. En oubliant aussi ce que j’aimais le plus au monde : danser.

Diana : Mes amis changent, je les trouve différents, distants. Ou ils se tiennent trop près, comme Kay, si gentille, si étouffante, si écœurante. Et si Ari elle aussi me cachait des choses ? 

Mon avis

Mon envie de découvrir ce roman provenait avant tout de sa quatrième de couverture. Rien qu’à la lecture de celle-ci, on se pose déjà beaucoup de questions. Comment Kay a-t-elle pu changer d’apparence ? Qu’est-il arrivé à Win et Ari ? J’avoue avoir également été attirée par la phrase d’accroche suivante : « Un mariage parfait entre Eternal sunshine of the spotless mind et Nous les menteurs« . Deux histoires que j’ai beaucoup aimées !

Dans La course au bonheur, on obtient les réponses à nos questions, mais pas seulement. Le roman traite de sujets basiques dans la littérature jeunesse (le deuil, l’amour, l’amitié, la confiance en soi, l’avenir, etc.) et son originalité vient de la manière dont ils sont abordés : avec une touche de surnaturel. Ari va se rendre chez un hékamiste pour oublier le chagrin d’avoir perdu son petit ami Win, et j’ai trouvé cette partie de l’histoire hors du commun.

Chaque personnage possède son propre caractère. Ils sont réalises, rien n’est enjolivé, et l’auteure n’a pas peur de mettre leurs points négatifs en avant. J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de Kay, Win, Ari et Diana qui, à mes yeux, sont bien plus que de simples personnages. Ils ont un côté humain, et je me suis pas mal retrouvée en chacun d’eux.

L’alternance des différents points de vue permet de mieux comprendre le ressenti de chacun des personnages. Nous suivons leurs histoires respectives en parallèle les unes des autres, et on se rend vite compte qu’elles sont toutes liées entre elles. Plus on avance dans notre lecture, et plus on découvre d’éléments qui les relient davantage. Le suspense est présent du début à la fin, et j’avais sans cesse envie d’en savoir plus et de connaître le fin mot de l’histoire. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à cette fin que j’ai trouvée assez décalée par rapport au reste du roman.

La course au bonheur est un roman de plus en plus prenant au fil des pages. Il est difficile à lâcher tant que l’on n’a pas découvert le fin mot de l’histoire, et c’est sans compter sur les personnages tous plus attachants les uns que les autres !

« J’ai adoré ! »

Merci aux éditions Casterman de m’avoir permis de découvrir ce roman.

Émilie

Je suis passionnée de lecture, jeux vidéo, cinéma et séries TV. Je m'intéresse depuis peu à tout ce qui touche à la papeterie et à la vidéo. J'aime découvrir de nouvelles choses !

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